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Prise de position de l’AHL sur le féminisme d’Etat

 

 

L’Association des Hommes du Luxembourg (AHL) est préoccupée par la prolifération de la bureaucratie féministe au Luxembourg. L’AHL rappelle que le féminisme est une idéologie misandrique qui a développé des tendances totalitaires. Il n’est pas à confondre avec la prise en compte des intérêts légitimes des femmes que l’AHL peut entièrement soutenir.

 

L’Association des Hommes déplore que de nombreux organismes d’inspiration   féministe aient déjà été créés. Ceux-ci emploient de plus en plus de personnes et engendrent des coûts toujours plus importants. A travers une doctrine qui porte le nom anglais de « gender mainstreaming », cette idéologie est propagée à travers tous les domaines de la politique. Ainsi, d’après la volonté affirmée du Gouvernement, toutes les actions politiques sont à évaluer selon une « perspective du genre ».

 

L’analyse unidimensionnelle de la société humaine selon la perspective du genre simplifie exagérément l’examen d’une réalité complexe par la réduction de ses composantes à un seul critère biologique ou comportemental. De façon similaire et avec non moins de pertinence, la société pourrait être analysée selon des critères d’âge, d’origine ethnique de ses membres ou d’innombrables autres facteurs encore, y inclus bien sûr des critères non biologiques ou psychologiques. Dès lors, l’AHL estime que toute méthode d’analyse reposant sur un seul facteur est une méthode impropre à une démarche sociologique sérieuse. Les conclusions d’une telle méthode par trop réductrice ne méritent pas d’être transposées en politique, alors que la bonne gouvernance d’une société doit reposer sur une prise en compte de toute sa diversité et de l’ensemble de ses intérêts concurrents.       

 

En plus, la perspective du genre n’est pas une méthode d’analyse scientifiquement neutre. Elle repose en effet sur  des concepts idéologiques bien définis, par exemple sur les rôles respectifs des hommes et des femmes dans la société, et ses conclusions sont imprégnées d’un dirigisme non caché.

 

L’AHL oppose au « gender mainstreaming » une toute autre démarche. Elle suggère d’adopter un « freedom mainstreaming » dans lequel toute mesure étatique doit être analysée selon ses conséquences éventuelles sur la liberté et la dignité de la personne humaine. Les mesures dirigistes et liberticides, tellement appréciées par les idéologies, sont à écarter. Par conséquent, les non-féministes ne sont pas intéressés par la perspective du genre, mais par une démarche qui vise à construire une société respectueuse des droits, de la liberté et de la dignité de la personne humaine, tout en promouvant la justice sociale. 

 

L’AHL doit constater que les institutions féministes prolifèrent non seulement au niveau national mais encore aux niveaux régional ou communal. Une des causes pour cette évolution est que le féminisme luxembourgeois importe la presque totalité de ses concepts et revendications de l’étranger. Or, ce qui pourrait paraître encore proportionné dans ces pays, ne l’est certainement plus au Luxembourg.

 

L’ensemble de ces organismes représente un appareil administratif d’une importance non négligeable, sans que celui-ci ne réponde à un besoin réel de la population ou ne traduise un intérêt général de l’Etat. En plus, il engendre un coût non négligeable. Rien que le Ministère de l’Egalité des chances dispose d’un budget, pour 2007, de plus de neuf millions d’Euros. A cette somme s’ajoutent encore des crédits inscrits dans les budgets d’autres ministères ou entités publiques telles que les communes.

 

De nombreux subsides sont alloués à des organisations non gouvernementales féministes ou aux projets qu’elles poursuivent.

 

Selon  l’AHL,  il serait amplement suffisant que les questions liées à l’égalité des chances entre les sexes soient traitées désormais au sein d’un service s’occupant également d’autres problèmes pouvant toucher à des problèmes de discrimination. En plus, ces questions gagneraient à être traitées de façon plus objective et équilibrée.

 

L’AHL s’inquiète de l’existence, au sein de chaque ministère et de chaque administration, de « cellules de compétence en genre », respectivement de «délégués à l’égalité ». Pour aucun de ces organes, il n’existe le moindre besoin, ni au sein des administrations luxembourgeoises, ni auprès du public que ces administrations sont appelées à servir. En plus, il est ainsi créé un réseau administratif parallèle qui permet dans une certaine mesure au Ministre de l’Egalité des Chances d’exercer un contrôle politique et administratif sur chaque département ministériel. Ceci perturbe la règle démocratique de la responsabilité politique de chaque Ministre pour son Département et soulève des questions de confidentialité et de confiance au sein du Gouvernement.

 

En outre, l’AHL se montre préoccupée par le fait que la politique de l’actuel Ministère de l’Egalité des Chances soit trop fortement orienté vers l’Allemagne. Les relations entre le Luxembourg et l’Allemagne sont des relations de bon voisinage entre partenaires européens qui, pour des raisons évidentes, méritent d’être traitées avec une sensibilité particulière. C’est pourquoi l’AHL estime qu’il est inapproprié que le Ministère de l’Egalité des chances entende faire appliquer des documents du Gouvernement allemand dans l’administration gouvernementale luxembourgeoise, par exemple une circulaire concernant la « Geschlechtsdifferenzierte Gesetzesfolgenabschätzung » émanant d’un « Bundesministerium für Familie, Senioren, Frauen und Jugend ». L’AHL rappelle à Madame le Ministre de l’Egalité des Chances que le Luxembourg n’est pas un Land allemand. 

 

Pour toutes ces raisons, L’AHL se prononce pour l’abolition des institutions féministes dans le secteur public, à commencer par le « Ministère de l’Egalité des Chances ». Elle recommande de procéder à un examen critique des lois et   règlements qui ont été rédigés sous l’influence de ce Ministère, respectivement du Ministère de la Promotion féminine. Elle demande en outre la suppression des subsides ou subventions de l’Etat à des organisations féministes.

 

L’AHL considère que de telles mesures contribueraient à la fois à mettre un terme à la politique misandrique du Gouvernement et à renforcer la démocratie au Luxembourg. En même temps, elles constitueraient une contribution à l’effort d’assainissement budgétaire et au combat contre la bureaucratisation excessive de la société.

 

L’AHL peut être contactée par téléphone au numéro (+ 352) 691 308 154, par courriel à l’adresse infos@ahl.lu ou par un courrier postal adressé à son siège, AHL c/o 153, avenue de Luxembourg, L – 4940 Bascharage.

 

 

 

 

                                                                                           Fait à Luxembourg le 31 janvier 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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